mercredi 18 juin 2014

P comme... Albert PRUDHOMME, mort pour la France

Aujourd'hui, retour sur mon arrière-grand-père, Albert PRUDHOMME, mort pendant la première guerre mondiale. J'ai récemment retrouvé des documents le concernant et il me semblait intéressant de les partager.




J'ai déjà écrit un article sur Albert l'an dernier, concernant son parcours entre le début de la guerre et son décès, au travers des lettres échangées avec son épouse et sa mère pendant qu'il était au front (article P comme... Albert PRUDHOMME, lettres de guerre), mais je vous ai également présenté il y a quelques semaines la photo de son mariage avec mon arrière-grand-mère Lucie MERKLEN (article Une belle photo de mariage).

Fils de François PRUDHOMME et de Marguerite Félicité OLLIER, Marc Albert Joseph PRUDHOMME est né le 08/04/1885 à Laxou.

Il faisait donc partie de la classe 1905, ce que confirme son livret militaire en ma possession.

En voici quelques pages :













Ce livret militaire nous apprend plusieurs choses cocnernant Albert :
  • il avait les yeux bleus, comme ma grand-mère Suzanne, sa fille, et il portait un tatouage (lettre P) sur le bras gauche (page 1)
  • il avait son certificat d'étude primaire (page 4)
  • il savait nager (page 5)
  • à la fin de son service militaire, il était caporal sapeur (page 2)
  • Il était bon tireur : il fut bien classé deux années de suite, ce qui lui valu le droit de porter des distinctions sur son uniforme : des cors de chasses brodés en or et une grenade (page 7). On voit bien ces distinctions sur les deux photos ci-dessous.







La première doit dater de 1908 ; il est encore en tenue de sapeur.
La seconde doit être de fin 1913-début 1914 : le nombre 37 est brodé sur son col, et on voit sur la page 6 qu'il a effectué des exercices avec le 37 Régiment d'infanterie fin 1913.

La consultation de sa fiche matricule aux archives départementales de Nancy devrait permettre de dater ces photos plus précisément.


J'ai aussi en ma possession un extrait attestant que la médaille militaire lui a été décernée à titre posthume.




Comme indiqué dans cet extrait, Albert a trouvé la mort lors de l'attaque de Chuignes le 25 septembre 1914. Selon un courrier envoyé par un brancardier à Lucie, sa veuve, Albert serait mort d'une balle dans la tête et aurait été enterré sur place avec 51 autres de ses compagnons d'armes.

Comme Albert ne figure pas dans la base des sépultures de guerre de Mémoire des Hommes, j'avais demandé il y a quelques années son lieu d'inhumation aux services compétents.

Voilà la réponse que j'avais obtenu :




J'ai récemment recontacté ces services pour savoir s'il s'agissait bien de mon arrière-grand-père, car les prénoms et date de naissance n'étaient pas exacts.

Cette fois-ci, j'ai reçu une réponse standard m'indiquant qu'aucune sépulture individuelle n'avait été trouvé et que les causes pouvait être les suivantes :
  • soit son corps avait été rendu à la famille : c'est sûr que non
  • soit il a été porté disparu et son corps n'a jamais été retrouvé : ce n'est pas le cas, il a bien été déclaré décédé sur les fiches des morts pour la France de Mémoire des Hommes, et non pas disparu
  • soit il a été inhumé comme inconnu, car on n'a pas pu l'identifier, dans un des ossuaires de la Nécropole nationale de Dampierre-Bequincourt. Cette version me semble la plus plausible et correspondrait à ce qu'il y avait dans le courrier de 2002.

En faisant récemment de l'indexation de fiches sur Mémoire des hommes, j'ai été alerté sur Twitter qu'un autre soldat,  Léon CABOT, avait été tué le même jour qu'Albert à Chuignes, et qu'un article lui avait été consacré sur le blog Les frères CABOT dans la grande guerre. Cet article est très bien documenté et permet de se rendre compte des combats au cours desquels ces deux solfats ont perdu la vie.

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